Alors que la série Canadiens–Lightning bat son plein, Cole Caufield est nommé au trophée Lady Byng.
Le trophée est remis annuellement au joueur ayant fait preuve du meilleur esprit sportif, tout en maintenant un haut niveau de jeu. L’entraîneur Martin St-Louis l’a remporté à trois reprises au cours de sa carrière. Il n’est donc pas surprenant de voir son poulain, Cole Caufield, aspirer à cet honneur.

En 81 rencontres cette saison, l’attaquant vedette n’a écopé que de 14 minutes de punition. Cole Caufield a connu la meilleure saison de sa carrière (51 buts, 37 aides, 88 points). Seul Nathan MacKinnon a fait mieux que le numéro 13 au chapitre des buts. Avec une telle saison, comment expliquer les insuccès de Caufield en séries éliminatoires? Plusieurs amateurs pointent le manque de robustesse de l’attaquant, qui tend à éviter les confrontations physiques. Cela ne l’a visiblement jamais empêché d’exceller par le passé.
Parmi les grands
Nul autre que Anze Kopitar figure sur la liste aux côtés de Cole Caufield. L’attaquant de 38 ans avait annoncé sa retraite la fin de la présente saison, après 20 saisons dans la grande ligue. En 1 521 matchs, Anze Kopitar a amassé 1 316 points (426 buts, 890 aides), remporté deux coupes Stanley (2012, 2014) et mis la main sur deux trophées Selke ainsi que trois trophées Lady Byng. Jake Sanderson complète finalement le trio de nommés pour la campagne 2025-2026.
Mention spéciale à Johnny Gaudreau, grand ami de Cole Caufield, qui avait remporté le trophée en 2017. L’attaquant du Canadien n’a jamais caché son admiration pour “Johnny Hockey”, un modèle de petit joueur rapide ayant su se tailler une place parmi les meilleurs au monde. Il a d’ailleurs changé de numéro pour adopter le 13, en hommage aux frères Gaudreau, à la suite de leur décès tragique.
Caufield pourrait devenir le premier joueur du CH depuis Mats Naslund en 1988, à mettre la main sur le trophée. Il ne serait toutefois pas surprenant de voir Kopitar l’emporter, pour couronner une carrière remarquable.
Discipline : le mot d’ordre
Il est vrai que l’indiscipline a régné au début de la présente série : coups de bâton, mises en échec douteuses… Le mot d’ordre semble toutefois être la discipline. À la veille du match no 5, Jon Cooper avait d’ailleurs insisté sur son importance, conscient du tournant que prenait la série. Comme de fait, lors du cinquième match, on a observé beaucoup moins de débordements après les sifflets, sans pour autant perdre en intensité (si on fait abstraction des quelques coups de bâtons/coups de poings impunis…) Les Canadiens se sont démarqués par leur vitesse et leur acharnement. C’est l’identité de cette équipe, qui a prouvé son caractère à maintes reprises.
Place à la vitesse et au talent
Lane Hutson, Cole Caufield, Ivan Demidov chez le Tricolore… Connor Bedard, Macklin Celebrini, les frères Jack Hughes et Quinn Hughes, et bien d’autres : ils sont en train de changer le visage du hockey, comme Sidney Crosby l’a fait à sa façon avant eux. Le talent et la vitesse élèvent le niveau de jeu d’un cran. Est-ce que Cole Caufield doit en faire plus? Absolument — en se démarquant par sa vitesse et sa lecture du jeu, pas en changeant son identité. Cette reconnaissance pourrait toutefois le motiver, surtout si les Canadiens ne manquent pas de la souligner avant le match.
L’atmosphère et l’énergie de la foule pourraient bien porter Caufield et ses coéquipiers, qui tenteront d’envoyer le Lightning en vacances.
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